Bianca BONDI

Née en 1986 à Johannesburg en Afrique du Sud, Bianca Bondi s’inscrit à la WITS University de Johannesburg, section Beaux-Arts. Elle poursuit ses études en France à l’École Nationale Supérieure d’Arts Paris – Cergy dont elle ressort en 2012 avec le DNSEP, diplôme national supérieur d’expression plastique.

Inspirée par les sciences occultes, Bianca Bondi développe une œuvre organique résolument multidisciplinaire et souvent proche de considérations écologiques. Sorte d’alchimie instinctive, sa pratique s’appuie sur la transformation de la matière et la mémoire des lieux où l’artiste opère. Les éléments vivants, comme les plantes, ou propices à la métamorphose spontanée, comme le sel par cristallisation, ou encore le cuivre par oxydation, se combinent aux objets du quotidien (livres, mobilier, vaisselle..) ou plus technologiques comme des lettres de néons, des câbles électriques, des vitrines de plexiglass.

Sorte de vanités contemporaines, les œuvres de Bianca Bondi évoquent l’idée d’une faillite et d’un après. Dans ses installations, les lieux investis par l’artiste prennent un aspect volontairement désaffecté et empreint d’une étrange préciosité. The Sacred Spring and Necessary Reservoir, l’installation conçue pour la Biennale de Lyon, aux anciennes usines Fagor Brandt, en 2019, souligne par exemple les traces d’une occupation récente. Dans l’ancienne cuisine, l’artiste crée un décor de fuite d’eau, et recouvre les objets d’une épaisse couche de sel. De l’humain, seule subsiste la trace d’un passage révolu. Loin d’être mortifère, sa pratique se relie directement au « potentiel de transformation de l’énergie et de la matière puisqu’en chimie, souligne l’artiste, les notions de disparition et de perte n’existent pas ».

Installée à Paris où elle vit et travaille, Bianca Bondi expose un peu partout dans le monde et participe à de grands rendez-vous internationaux comme la Biennale de Gwangju (2020, reportée à 2021). Elle a été nominée pour des prix prestigieux, tels que La Bourse Révélations Emerige, en 2015 ; Le Prix des Amis du Palais de Tokyo, en 2019 ; ou le prix AWARE, en 2020.

www.biancabondi.com

Born in 1986 in Johannesburg, South Africa, Bianca Bondi studied at the Fine Arts department of WITS University in Johannesburg. She pursued her studies in France, at the École Nationale Supérieure d’Arts Paris – Cergy, from which she graduated in 2012, having earned a DNSEP degree (diplôme national supérieur d’expression plastique).

Inspired by the occult, Bianca Bondi has created an organic body of work that is resolutely multidisciplinary and often reflects ecological concerns. Her artistic practice, a sort of instinctive alchemy, is based on the transformation of matter and the memory of the places where the artist works. Living entities such as plants, or elements that are liable to spontaneous transformations, such as the crystallisation of salt or the oxidation of copper, are combined with everyday objects (books, furniture, dishes…) or technological artefacts such as neon letters, electrical cables, and Plexiglas showcases.

Bianca Bondi’s creations, like contemporary “vanitas” paintings, evoke the idea of a bankruptcy and its aftermath. In her installations, the spaces take on a deliberately abandoned air that is marked by an eerie beauty. The Sacred Spring and Necessary Reservoir, an installation created in 2019 for the Lyon Biennale in the former Fagor Brandt factory, highlights, for example, the signs of recent occupation. In the abandoned kitchen the artist created a landscape made by leaking water, covering everything over with a thick layer of salt. All that is left to suggest a human presence is the trace of a disused passageway. Yet far from being morbid, her work is closely tied to the “potential for transformation of energy and matter, since in chemistry, the artist affirms, the notions of disappearance and loss do not exist”.

Having moved to Paris where she now lives and works, Bianca Bondi participates in exhibitions everywhere and takes part in important international events such as the Gwangju Biennale (2020, postponed until 2021). She has been nominated for prestigious prizes, including the Bourse Révélations Emerige in 2015; the Prix des Amis du Palais de Tokyo in 2019; and the AWARE prize in 2020.

www.biancabondi.com