
Sara Kontar
Sara Kontar est une artiste, photographe et réalisatrice syrienne, dont le travail explore les thèmes de l’exil, de l’identité et de l’immigration.
À travers la photographie documentaire et expérimentale, l’installation, la vidéo et le cinéma, elle explore les dimensions personnelles et collectives du déplacement.
En 2015, la guerre l’a contrainte à quitter son pays pour la Turquie, puis pour la France, en compagnie de
son frère jumeau, au cours d’un long périple dont témoigne son installation de photos et de textes Towards a Light (2021-2022), montrée dans l’exposition Dislocations au Palais de Tokyo.
Admise à l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris, elle s’est spécialisée en cinéma d’animation et a rédigé un mémoire de master sur son expérience de l’exil : Ici, là-bas et entre-deux. Elle a obtenu son diplôme en 2023. Son travail a été exposé dans des lieux tels que le Palais de Tokyo,
la Sharjah Art Foundation, le Tbilisi Photography & Multimedia Museum
et la C Gallery. Elle a reçu plusieurs récompenses, dont le prix Inge Morath de Magnum.
Membre de plusieurs fondations photographiques, dont la VII Foundation et la Magnum Foundation, elle a fondé en 2021 Al-Ayoun, une plateforme qui met en relation des conteurs visuels syriens à travers des expositions, des projections et des ateliers.
Therefore, I Cut, est un projet de photographie documentaire artistique qui suit trois femmes exilées à travers le rituel intime de la coupe de cheveux. Acte simple et pourtant profondément symbolique, il ouvre un espace aux récits, aux souvenirs et à la résilience. En se concentrant sur la coupe de cheveux – un geste lié au changement et à l’adaptation –, le projet explore le sens de couper, d’être mis à l’écart,
et comment ces actions reflètent l’expérience de l’exil.
Therefore, I Cut is an artistic photography documentary project following three women in exile through the intimate ritual of cutting each other’s hair. A simple yet profoundly symbolic act, it opens
a space for stories, memories,
and resilience. By focusing on haircutting—a gesture tied to change and adaptation—the project delves into what it means to cut, to be cut off, and how these actions reflect the experience of exile.
Sara Kontar is a Syrian artist, photographer, and filmmaker
whose work explores exile, identity, and migration. Working across documentary and experimental photography, installation, video,
and film, she investigates both the personal and collective dimensions of displacement.
In 2015, the war forced her to leave Syria, first for Turkey and then for France, accompanied by her twin
brother—a journey documented in her installation Towards a Light (2021–2022). She studied at the École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs, Paris, specializing in animation cinema, and wrote a master’s thesis on her experience of exile, Ici, là-bas et entre-deux, graduating in 2023.
Her work has been exhibited at
the Palais de Tokyo, Sharjah Art Foundation, Tbilisi Photography & Multimedia Museum, and C Gallery. She has received multiple awards, including the Magnum Inge Morath Prize. A member of photographic foundations including VII Foundation and Magnum Foundation, she founded Al-Ayoun in 2021, a platform connecting Syrian visual storytellers through exhibitions, screenings, and workshops.
